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BOURSES CHINOISES

Clôture du 11 mars 2010

SHANGHAIComposite

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SHENZHENComponent

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TAIWAN Twii

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Taux de change : 1 $ =6,8265 yuans / 1 € =9,3216 yuans

jeudi 11 mars 2010

Mondialisation - Economie

Les milliardaires du Bric se portent bien

En 2009, la revue américaine Forbes dénombre 1.011 milliardaires dans le monde soit 218 de plus qu’en 2008. Quant à leur richesse cumulée, elle a fait un bond de 1.200 milliards de dollars pour s’établir à 3.600 milliards de dollars.

Ils sont 64 Chinois (les plus nombreux après les Américains), 62 Russes, 49 Indiens et on compte dans les dix premiers deux Indiens et un Brésilien, les milliardaire des pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) vont bien, merci pour eux! Après une année 2008 «catastrophique», le célèbre classement de la revue américaine Forbes pour 2010 (qui prend en compte les fortunes de 2009) montre que, non seulement, les milliardaires ont augmenté par rapport à l’année dernière (sans toutefois revenir à leur nombre d’avant la crise économique et financière mondiale pour l’instant) mais que, pour beaucoup d’entre eux, leur fortune a fait un bon gigantesque. Le gagnant du jackpot dans ce domaine est le brésilien Eike Batista dont la fortune a augmenté de 19,5 milliards de dollars et qui se classe désormais huitième avec un patrimoine estimé à 27 milliards de dollars.

Si les Américains sont encore les plus nombreux dans cette liste (403), ils ne détiennent plus la première place qu’ils trustaient depuis 1994 sans interruption. C’est ainsi un ressortissant d’un pays émergent, le Mexique, qui est l’homme le plus riche du monde. Il s’agit de Carlos Slim qui détient un empire de tout et n’importe quoi dont dans le secteur des télécoms et dont la fortune est de 53,3 milliards de dollars. Il devance les deux dinosaures américains de ce classement, Bill Gates (53 milliards de dollars) et Warren Buffett (47 milliards de dollars). A noter, tout de même, que sans ses dons à des œuvres caritatives, la fortune de Bill Gates se monterait aujourd’hui à 80 milliards de dollars!

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

Voici les dix premiers de la liste:
1- Carlos Slim (Mexique), 53,3 mds $
2 – Bill Gates (Etats-Unis), 53 mds $
3 – Warren Buffett (Etats-Unis), 47 mds $
4 – Mukesh Ambani (Inde) 29 mds $
5 – Lakshmi Mittal (Inde), 28,7 mds $
6 – Lawrence Ellison (Etats-Unis), 28 mds $
7 – Bernard Arnault (France), 27,5 mds $
8 – Eike Batista (Brésil), 27 mds $
9 – Arnancio Ortega (Espagne), 25 mds $
10 – Karl Albrecht (Allemagne), 23,5 mds $

mercredi 10 mars 2010

Mondialisation - Monnaie

La Chine veut maintenir un taux de change «fondamentalement stable» du yuan

Le Premier ministre chinois l’a redit une nouvelle fois. Le gouvernement ne réévaluera pas le yuan et souhaite, en plus, que celui-ci joue un rôle international de plus en plus important. Une contradiction qui sera difficile à mettre en œuvre et une position tout aussi difficile à garder devant l’hostilité de plus en plus grande des pays développés.

Wen Jiabao, le Premier ministre chinois, a redit une nouvelle fois que le gouvernement n’avait pas l’intention de réévaluer le yuan. Devant l’Assemblée populaire nationale, lors d’un discours présentant le rapport d’activité de son équipe, il a affirmé que la Chine poursuivra ses efforts «pour perfectionner le mécanisme de formation du taux de change du renminbi (autre nom du yuan) de manière à le maintenir à un niveau équilibré et rationnel et à préserver globalement sa stabilité».

Mais cette position intransigeante sera difficile à tenir si la croissance chinoise s’envole. C’est sans doute pourquoi le gouvernement ne parle officiellement que d’une croissance de 8%, ce qui lui permet de continuer à prétendre qu’une réévaluation de la monnaie pourrait conduire à détruire le développement économique du pays. De même, la volonté des autorités de faire du yuan une devise internationale semble incompatible avec la fixation autoritaire de son taux de change. L’année 2010 pourrait ainsi être une année charnière dans ce domaine malgré la volonté de Pékin de ne rien changer et au profit des pays mécontents de la politique chinoise dans ce domaine, au premier rang desquels se trouvent les Etats-Unis.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 8 mars 2010

Mondialisation - Internet

Affaire Google: le gouvernement chinois veut-il négocier?

Alors que les autorités ont affirmé vouloir punir les cyberattaques contre le moteur de recherche américain si des preuves leur étaient transmises, Google réfléchit toujours à son avenir en Chine.

Google a réaffirmé qu’il ne se soumettrait plus à la censure actuelle en Chine sur ses activités internet. Une déclaration qui vient au moment où le gouvernement chinois a indiqué n’avoir reçu aucune demande de négociations de la part du moteur de recherche américain à ce sujet. Néanmoins, le fait qu’il parle de négociations – alors que celles-ci avaient été évoquées du côté de Google dès le mois de janvier - pourrait laisser penser que Pékin serait ouvert à un compromis.

C’est sans doute dans ce sens qu’il faut interpréter la volonté affichée des autorités chinoises de punir les responsables du piratage de Google si des preuves leur étaient fournies. Rappelons, toutefois, que le gouvernement américain a fait savoir que deux écoles d’ingénieurs, dont une travaillant avec les universités américaines, avaient été identifiées comme étant les sources d’où provenaient les attaques contre Google ce qu’a démenti catégoriquement le gouvernement chinois.

Reste que l’on voit mal la Chine supprimer la censure sur Internet alors qu’elle l’a renforcée cette dernière année et qu’elle se méfie de plus en plus de la toile en tant que lieu d’expression politique libre. Du coup, si le moteur de recherche américain demeure sur ses positions, il devrait normalement cesser ses activités sur le territoire chinois à court terme. C’est d’ailleurs le sentiment partagé par des employés de Google Chine qui ne voient pas comment un compromis pourrait être trouvé si les deux parties demeurent sur leurs positions.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org